Depuis que la campagne de calomnies a commencé le 25 janvier, nous sommes submergés par les messages de soutien à François Fillon et son épouse Pénélope ! Nous ne pouvons pas tous les publier malheureusement et nous en sommes désolés. Chacun peut s’il le souhaite commenter et apporter un message personnel via les commentaires des articles de notre blog.

Nous proposons sur cette page quelques articles signés de citoyens engagés et écœurés par la machination médiatique. Bonne lecture à tous !

Affaire Fillon : le Canard Enchaîné à triché

Cher François Fillon, de François Perrin
Un cauchemar, de Vincent Chové
Leur Morale ? Non, merci ! de François-Xavier Serraz
La vérité à la lumière de l’aube, de Cendrine Barruyer-Latimier
L’affaire Fillon, ras le c***, de Jean-Marie Valentin
Pour le sommeil du juste, de Pierre Vial
Parce que j’ai été attaché parlementaire, de Vincent Goyet
Même mis en examen, F. Fillon doit être candidat à la Présidentielle, de Vincent Chové



Cher François Fillon,

Depuis une semaine, la médiacratie fonctionne à plein rendement pour vous démolir et soutenir ostensiblement E. Macron. Le « Pénélope Gate », comme ils disent si joliment, tourne en boucle dans tous les médias. Ils sont aussi bavards sur cette « affaire » qu’ils restent discrets et bien peu curieux sur l’utilisation par Macron des frais de réception du Ministère des Finances et surtout sur l’origine des financements de sa campagne.

La violente polémique qui secoue votre candidature n’a rien d’une surprise. Il fallait s’y attendre de la part d’un pouvoir en faillite et qui essaie par tous les moyens de se sauver. La médiocratie politique française n’a jamais supporté les personnalités qui entendent conduire une action forte et déterminée. En son temps, le Général de Gaulle en a fait l’expérience.

Aujourd’hui l’absurdité et les manipulations semblent ne plus avoir de limites. Au-delà des considérations partisanes, la remise en cause de votre candidature constitue en effet un véritable désastre démocratique. C’est un véritable attentat et une injure faite aux plus de quatre millions de Français de la droite et du centre qui se sont rendus aux urnes pour désigner leur candidat. On voudrait détruire la démocratie et pousser les électeurs à voter aux extrêmes que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

L’objectif est clair : il s’agit d’empêcher coûte que coûte la droite et le centre de mener leur projet de redressement de la France. Un conglomérat hétéroclite d’affairistes mondialisés, d’assistés de toute sorte, de profiteurs, de cyniques, de démagogues, de technocrates ambitieux et d’idéologues verbeux et irresponsables est à l’œuvre. Au cours de ces dernières décennies, ces gens ont accaparé le pouvoir sous ses diverses formes (institutions, syndicats professionnels, partis politiques, associations, sphère économique et financière…) et ne veulent pas le lâcher. Alors tous les moyens sont bons, y compris les plus sordides. La calomnie en fait partie. Souvenons-nous de l’affaire Baudis et plus récemment de l’affaire Woerth qui, après des années de traque judiciaire et de persécution médiatique, se sont terminées par des non-lieu. Ces forces veulent aujourd’hui à tout prix guider le vote des français vers une apparence de changement, une apparence seulement, car leur objectif est que rien ne change. E. Macron est le candidat de ce conglomérat. Il n’a aucun programme, égrène en gesticulant des discours creux mais soigneusement émaillés de démagogie sociétale. Il s’agit de plaire aux bobos. Sa promotion ressemble à celle d’une marque de lessive. Sa victoire serait une démission. Elle signifierait la ruine de la France réduite définitivement au rang de petite province d’Europe.

Alors Cher François Fillon, réagissez, réagissez vite, brutalement et sans concession. Envoyez balader cette sphère médiatique stipendiée et hypocrite. Vous n’avez rien à en attendre. Elle ne vous aidera pas quoique vous fassiez. Faites appel au peuple de droite et du centre qui vous a désigné. Mobilisez-le. Faites-le descendre dans la rue comme est descendu dans la rue à 3 reprises le million de manifestants de la manif. pour tous. Si vous avez quelque chose à vous reprocher dites-le sans barguigner. Le peuple de droite vous pardonnera certainement. Ce n’est rien par rapport au désastre que représenterait votre retrait car il n’y a aucun plan B crédible.

Bien à vous
François Perrin

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De Vincent Chové, entrepreneur et artiste – le 1er février 2017

Un cauchemar depuis les suspicions révélées par le Canard enchaîné il y a 8 jours !!

François Fillon avait quasiment disparu des écrans après sa victoire, se concentrant jusqu’à début janvier à réunir la famille LR et à son organigramme de campagne. Trop absent à mon sens et un organigramme politique sans représentants de la société civile ou presque, malaise par rapport à la cohérence de projet.

Les caricatures sur ses projets concernant la Santé et la réduction du nombre de postes de fonctionnaires se sont multipliées en décembre. Et ses porte paroles ont été très médiocres.

François Fillon n’a pas su non plus profiter de la pollution aux particules fines que l’on a eue pendant 2 moi partout en France, un délire de notre humanité moderne, pour rebondir sur l’environnement, la santé et le bon sens comme l’urgence d’une politique énergique sur ce plan là. Erreur de programme et de communication.

Mais depuis 10 jours, c’est un tsunami ! Poison du soupçon distillé quotidiennement, chasse à l‘homme, déluge des médias et des infos : ce n’est pas le grand débat solide et majeur pour l’avenir de la France avec ses échéances électorales mais le grand déballage.

Je voudrais juste apporter peut-être une façon de voir les choses plus complète dans tout ce fatras, des repères et du calme.

L’article sur le blog Fillon78 de Vincent Goyet comme assistant parlementaire précise son expérience, explicite les rémunérations, ouvre certaines remarques et questions, très bien venues à mon sens, et rappelle également ce qui est un fait : la pratique de l’emploi, s’il est bien assis sur une réalité dans la durée, est légale, et des dizaines de parlementaires et sénateurs en font usage depuis des années.

Mme Fillon est galloise d’origine, et même si elle est avocate, c’est une femme qui semble extrêmement discrète. La discrétion n’a jamais été la preuve d’une absence tangible ni d’existence ni de travail.

Les formes de travail sont d’ailleurs très larges.

L’avocat de François Fillon, Me Levy, l’a rappelé sur le plateau de BFMTV mardi 31 janvier mais sa défense était malheureusement peu convaincante : comment une permanence aurait-elle lieu sérieusement au lieu du domicile des époux Fillon, avec ses responsabilités devenues très tôt ministérielles ? Cela met le doute du professionnalisme, ou d’une naïveté quant à la sécurité et au maintien d’une vie privée à laquelle F. Fillon a toujours été très attaché.

Et pourtant !

La force avec laquelle François Fillon a mené sa campagne, discrètement et dans la durée, avec ténacité et sur 3 axes majeurs a très fortement imprimé et marqué : le redressement économique, la restauration de valeurs républicaines et citoyennes, éducatives et liées à la liberté mais aussi à l’autorité, enfin sa vision géostratégique pragmatique et remarquablement élaborée sur le terrorisme islamique, sans jamais s’exprimer ni avec arrogance, ni agressivité, au contraire.

Il a remporté la primaire, de manière très forte, avec 66% des voix de plus de 4 millions d’électeurs.

Et les enjeux du pays, indépendamment des principaux candidats qui les portent, sont majeurs et s‘insèrent dans des crises climatiques, européennes, totalitaires islamiques et internationales qui sont immenses et toutes constellées.

Les faits qui sortent aujourd’hui sont terrifiants sur le plan du calendrier, de la méthode médiatique qui chasse un homme à mort, tronque les faits (un badge à l’assemblée ou une absence de mail, voire de contrat de travail retrouvé immédiatement,…), poursuit tous les moments des auditions, réactions, réunions et moindre détails pour les agglomérer en charge, inverse totalement les choses.

La justice est le pouvoir en charge des investigations ; Il s’est saisi de révélations qui peuvent être fondées comme fausses.

Le pouvoir médiatique s’abrite derrière la nécessité d’éclairer le public, mais c’est l’excitation de l’émotion et la précipitation d’infos partielles, multiples mais communiquées comme un tir au pigeon à une foire ou aux jeux du cirque pour assassiner une image sinon un homme.

C’est abject.

Eclairer, mais être complet, poser des questions, interroger, ce n’est pas attaquer, tout réunir à charge, se substituer de fait au pouvoir professionnelle, légitime et compétent pour dire la vérité, la légalité, la réalité.

Le moment où sortent ces informations et accusations est terrifiant de volonté de nuire, d’une diabolique perversité.

Le sujet porte sur le cœur même de ce que François Fillon a exprimé, incarné et affiché. Le soupçon d’une fraude par des emplois fictifs de ses proches est désastreux comme la force de résistance de F. Fillon et sa solidité psychique sont impressionnants.

Les conséquences sur une famille et un homme, peuvent être terribles. Le lynchage ne laisse pas la moindre place à la présomption d’innocence et au respect d’une enquête menée avec la volonté manifeste de rapidement mettre les choses en lumière. La Justice sait certainement qu’elle a un rôle essentiel pour que l’élection présidentielle se déroule très vite dans les conditions de transparence et de sérénité retrouvées.

Tant mieux, quel que soit le résultat. François Fillon le souhaite lui-même et il a été clair sur le fait que s’il était mis en examen, il se retirerait.

Pour l’instant, il dit assumer et clame la vérité de ces emplois comme leur légalité.

MAIS….

Nous ne pouvons pas trouver les sommes en jeu dignes, même sur 12 ou 15 ans.

La réaction de Bruno Le Maire a ce courage du soutien mais aussi du mea culpa moral et je la partage depuis le début : Des députés de droite appellent Fillon à prendre une décision 

L’enquête avance et les Républicains affichent doute, demande de remplacement de candidat comme G. Fenech, non sans respect pour F. Fillon, mais l’interview mercredi soir d’Eric Woerth, sur BFMTV, donne à mon sens le cap solide et juste. Tenir face au pugilat, accompagner la justice, faire la campagne sur le fond et non les fonds, et dire que le sujet naturellement questionne les français par les montants et la pratique, même légale et stoppée depuis 2013 : Eric Woerth appelle à ne pas céder à la panique

Bien sûr qu’il faut séparer le temps de la campagne et celui de la Justice : L’intervention de la Justice contrevient à la séparation des pouvoirs

Ce sont nécessairement les électeurs qui, sauf mise en examen, pourraient s’appuyer sur les éléments rendus par la Justice et leur opinion morale.

Pour autant, François Fillon a fait campagne sur des Valeurs morales et il y a dans ces sujets, aussi sordides que soit leur sortie aujourd’hui, quelque chose qui est sans doute légal, mais peu moral, peu éthique quant aux montants.

Pourquoi François Fillon n’a-t-il pas dit dès 2013 qu’il avait comme tant d’autres usé de cette pratique et qu’il y renonçait ?

Il a fait campagne sur le renouvellement de la pratique politique et il est lui-même pris dans une pratique qui n’incarne pas la cohérence morale et politique qui a magistralement donné de l’espoir aux français prêts à se retrousser les manches avec un projet sain, pragmatique et courageux.

Autre élément maladroit et faible quelle que soit l’issue de ce feuilleton désastreux et pitoyable dans une démocratie qui se prétend pays développé et puissance mondiale : quand bien même cette pratique a-t-elle été légale, les sommes autorisées, les missions exercées, François Fillon avait-il besoin de cela pour agir et défendre cette autre idée de la politique chère à son mentor Philippe Séguin ?

Et qui rend cette pratique d’un autre âge légale ? Nos députés !

Malaise. Qui imagine les médecins faire leurs propres lois loin de la Sécurité Sociale dans leur dévouement à leurs malades, paperasse administrative et investissements technologiques ?

Qui imagine les éleveurs et les agriculteurs se saisir eux-aussi de leur parlement pour s’octroyer ce que leur misère de vie quotidienne pour beaucoup devraient nous imposer ?

Pourquoi les honoraires des avocats si présents dans les professions de l’Assemblée ne sont-ils pas encadrés et la judiciarisation des rapports elle aussi contrainte ?

Je crois que l’épreuve que vivent les Fillon, candidat, couple et famille, est terrible. Psychiquement c’est incroyablement violent.

Mais le pays lui aussi est attaqué par le fond, la forme et le moment de cette affaire.

François Fillon doit-il investir ces sommes dans sa campagne, tenir le temps que la justice classe l’affaire ou choisisse d’ouvrir une enquête, peut-il s’il est blanchit par la légalité des actes reprendre la pédagogie de son projet et l’enrichir comme il le doit encore, doit-il prendre d’autres initiatives ?
Ce qui est certain c’est à mon sens deux choses : il est urgent que ce cauchemar cesse et vite, François Fillon doit au moins assumer d’exprimer une forme de mea culpa non pas légale souhaitons-le mais morale. Comme le font avec sobriété mais élégance et clarté Bruno Le Maire et Eric Woerth.

Enfin, les médias devraient avoir à mon sens quelque obligation eux aussi. On ne peut pas avoir un pouvoir judiciaires pris par les rennes d’un pouvoir médiatique qui s’offre le monstrueux culot non pas d’apporter de la transparence, mais de ne pas présenter les éléments de manière complète et avec des points de vue qui ne soient pas qu’à charge.

Il n’en demeure pas moins que nous vivons un moment où comme Stephan Zweig l’a montré dans ses nouvelles, les choses peuvent par un élément inattendu, presque un détail, niché au sein de la psyché et de l’histoire d’un homme, faire basculer un devenir collectif.

Quelles sont ces parts d’ombres, ces ressorts si violents des énergies et mystères personnels comme collectifs pour provoquer ainsi de tels fracas ? Ce sera un temps à venir après le médiatique, le judiciaire et le politique.

Espérons que le Débat reprenne et que les valeurs morales et éthiques puissent se conjuguer paisiblement mais sans douter à la campagne des idées, et des réalités.

En cela, nous ne pouvons pas attendre d’un seul homme. Et si François Fillon ne pouvait poursuivre sa route normalement, il sera très intéressant, quels qu’en soit les motifs, de voir si le projet qu’il a incarné ne peut qu’être lié à lui, ou si nous sommes capables d’une démocratie qui personnalise moins, bâtit des projets, les confronte et les voit s’incarner moins dans un seul homme que dans une équipe et des majorités solides, comme en Allemagne.

Le mythe du héros vivra toujours mais il doit sans doute cesser dans notre système politique, comme celui du martyr.

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Leur Morale ? Non, merci !

Depuis une semaine, on entend dire tout et n’importe quoi à propos de cette « affaire » qui a été parfaitement orchestrée par le pouvoir en place pour détruire le seul candidat qui pouvait changer la donne en France, en mettant fin aux innombrables rentes de la République, à commencer par celles des journalistes, ces bons apôtres ! En la nommant le « Pénélopegate », ils l’assimilent à un casse de voyous commandité par un président des Etats-Unis en exercice pour piller les fichiers du parti adverse ! C‘est une première manipulation honteuse de l’opinion publique ! Dans une crise de ce genre, il faut s’en tenir aux seuls faits et surtout ne pas y mêler la « morale ».

 

D’abord, la politique n’est ni morale, ni immorale, mais a-morale : elle consiste pour ceux qui sont en charge du pays à prendre chaque jour des décisions impossibles, car devant choisir non pas entre le bien et le mal, entre le noir et le blanc, mais entre deux options dont les avantages le disputent aux inconvénients, en leur âme et conscience. Il n’y a pas de morale en jeu quand on doit arbitrer entre les intérêts supérieurs de la Nation et les conséquences de sa décision sur des hommes et des femmes qui vont la subir, parfois dans leur chair ! Le dirigeant qui en toute conscience pensera prendre la bonne décision pour le pays aura toujours en face de lui quelqu’un qui pensera qu’il a pris la mauvaise, à l’aune de son intérêt particulier !

Ensuite, un député, puisque c’est de cela qu’il s’agit aujourd’hui, c’est un personnage hors du commun ! Adoubé par le suffrage universel, il est député de la Nation, représentant du Peuple souverain, législateur et chargé de contrôler voire de sanctionner le gouvernement dans l’exercice de son pouvoir exécutif. Le député est donc au cœur de notre démocratie, il en est l’incarnation. En ce sens, les comparaisons de son statut, de sa rémunération comme de ses avantages avec les statuts, rémunérations et avantages du commun des mortels que nous sommes, salariés, fonctionnaires, professions libérales, agriculteurs, artisans ou commerçants, n’ont pas de sens. Pourquoi ? Tout simplement parce que son rôle dans l’élaboration de la Loi expose le député à d’intenses pressions de lobbies de toutes sortes, voire du pouvoir exécutif lui-même quand celui-ci a besoin d’une majorité pour faire passer un texte. C’est la raison pour laquelle les constituants et le Législateur, dans leur sagesse, l’ont doté d’un statut et d’une rémunération particuliers, pour lui assurer son indépendance et sa liberté de jugement : celle-ci est fixée à un niveau évidemment bien supérieur à ce que l’on appelle la rémunération moyenne ou médiane du privé comme du public – veut-on des députés payés au SMIC ? – simplement pour lui donner des moyens d’existence qui rendent inutile toute tentative de corruption. Si dans les faits, il est arrivé que des députés se laissent malgré tout tenter par quelques commissions occultes, la chose est assez rare pour penser que leur rémunération est justement calculée. Celle-ci, qui comprend la rémunération de base et deux autres indemnités, une pour ses « frais de mandat et de secrétariat » et le « crédit affecté à la rémunération des collaborateurs », n’est pas juridiquement de « l’argent public » : en effet, une fois versées sur le compte du député par l’Assemblée, ces sommes deviennent de l’argent privé, à la discrétion du député, qui n’a pas à en justifier l’usage qu’il en fait. La seule obligation qui est la sienne en la matière, et seulement depuis 2013, est de reverser à l’Assemblée ou à son groupe parlementaire la fraction du « crédit affecté à la rémunération des collaborateurs » qu’il n’aurait pas utilisée dans ce cadre.

Dans l’affaire qui concerne les sommes que François Fillon a versées à son épouse, il n’y a donc pas eu transgression de la Loi, d’autant qu’à l’époque des faits incriminés, le député pouvait légalement garder pour lui la part de ce « crédit affecté à la rémunération des collaborateurs »  qu’il n’utilisait pas à cet effet.

Ces sommes ne font d’ailleurs l’objet d’aucun suivi ni contrôle par la Cour des Comptes, pourtant en charge de contrôler le bon emploi et la bonne gestion des fonds publics y compris dans les organismes non dotés de comptable public, ce qui prouve bien qu’il ne s’agit pas « d’argent public », comme le martèlent les médias à longueur de journée depuis huit jours ! Il ne s’agit pas non plus « d’emploi fictif », celui-ci étant défini comme un emploi dans lequel la personne perçoit une rémunération pour une activité qu’elle n’exerce pas, en poursuivant des activités partisanes ou militantes au lieu d’effectuer le travail pour lequel elle est censée être rémunérée. Ce n’est clairement pas le cas de Madame Fillon ni de ses enfants !

Faute d’argument juridique, les médias et les élus de gauche ont donc placé cette affaire sur le plan de la « Morale » ! En jetant en pâture à un Peuple déjà écœuré par le comportement des dirigeants de la France depuis 5 ans, des sommes brutes totalisant quelques quinze années de rémunération, ils savaient qu’ils allaient provoquer l’indignation générale, surtout concernant le candidat qui se présentait comme le champion de la probité et de l’intégrité. Son épouse, bénéficiaire de cette rémunération, ayant déclaré à plusieurs reprises dans le passé qu’elle ne s’était jamais impliquée dans la carrière de son mari et n’avait jamais été « officiellement son assistante » (ce qui en anglais, dans l’interview au Daily Telegraph en 2007, désigne plutôt une secrétaire à temps plein), on tenait là la preuve de sa culpabilité ; fermez le ban !

Voilà donc le spectre des emplois fictifs qui revient, sans aucun fondement juridique ! Juppé, sort de ce corps !

Reprenons nos esprits :

Quand la Loi vous octroie une rémunération partiellement constituée d’indemnités et de crédits liés à votre fonction de député, très particulière et comparable à nulle autre dans la société civile, qu’elle vous confère l’usage totalement discrétionnaire de cette rémunération, que vous avez une famille de 5 enfants en province tandis que vous enchaînez à Paris les réunions, séances, commissions, rendez-vous, que vous passez vos week-end à assister aux inaugurations diverses, réunions associatives et publiques, manifestations officielles, puis accédez à des responsabilités ministérielles, enchainez des déplacements tous azimuts et enfin prenez la tâche écrasante de Premier Ministre, est-ce si scandaleux de décider de salarier votre épouse qui assure pour vous depuis près de 20 ans, bénévolement, non seulement toute votre logistique familiale et l’éducation des enfants, mais aussi votre relais dans la circonscription, traitant le courrier que vous adressent ses habitants, leurs demandes, leurs doléances, tout ça au quotidien, en allant faire son marché, prendre son pain, à la sortie de l’école ?… Seriez-vous totalement disponible pour ce travail « H 24 » au service de la Nation, samedi et dimanche compris, sans le travail et l’aide de tous les jours de celle qui vous décharge de tout ce qui fait la vie d’un chef de famille, de surcroît en vous représentant au quotidien dans votre circonscription en dehors des circuits officiels par une présence discrète et une vraie disponibilité pour vos électeurs ? Vu d’aujourd’hui, quand nos cerveaux sont infestés de « conformité », de prévention des conflits d’intérêt, de lutte anti- blanchiment, bref, de tout ce que les technocrates non élus de Bruxelles et Paris nous infligent de procédures et de punitions quotidiennes depuis 5 ans, dans tous les domaines, ce que François Fillon a fait pourrait sembler choquant, et encore ! Mais en 1998, en 2007 ? Et dès lors que son statut de député et le règlement de l’Assemblée le lui permettaient en toute légalité ? Car il y en a aussi assez de considérer les mères de familles nombreuses au foyer comme des dilettantes sans emploi à l’aune de cette culture libertaire soixante-huitarde qui veut libérer la femme de tout ce qui fait la noblesse de son état ! Les « femmes sans profession », elles sont chauffeurs, cuisinières, éducatrices, couturières, livreurs, infirmières, banquières et, quand elles sont en plus épouses de parlementaires, elles sont le relais de leur mari en continu sur le terrain. Elles méritent à tel point d’être rémunérées que la Cour de Cassation a elle-même instauré une jurisprudence il y a vingt ans dite de « la prestation compensatoire », considérant que quand l’épouse ne travaille pas, alors qu’elle aurait les moyens de le faire, pour, d’un commun accord avec son conjoint, s’occuper des enfants et de l’intendance familiale, on peut estimer que la moitié de la rémunération du mari revient de droit à son épouse. Cette jurisprudence s’applique notamment lors de la succession du mari, qui permet à sa veuve de conserver la motié des sommes figurant sur les comptes de la communauté, hors succcession.

Mais tout ceci n’est pas un argument recevable pour nos bons apôtres qui de toute façon ne savent pas ce qu’est une famille nombreuse, voire une famille tout court et s’en moquent car cela ne les intéresse pas ; en revanche, un potentiel futur Président de la République, chrétien, partisan d’une vraie politique familiale et de réformes profondes de la puissance publique mettant en cause les rentes de la République dont profitent grassement fonctionnaires, syndicalistes, médias et cette oligarchie bancaire et financière dans l’ombre des cercles d’influence, c’est l’homme à abattre, comme Hervé Gaymard en 2005.

« A ces mots, l’on cria haro sur le baudet »… « Ce pelé, ce vilain, ce galeux » !

Surfant sur cette propagande misérabiliste qui consiste à pointer du doigt des rémunérations de 5.000, 7500, voire 9.000 € par mois, en les comparant à celle que perçoivent des ouvriers ou des fonctionnaires, de 1.500 € , à « la sueur de leur front » eux, nos bons apôtres prennent le Peuple à témoin de ce « scandale », avant d’aller dîner entre soi dans une grande table parisienne et se coucher dans des draps de soie au cœur de leur bel appartement haussmannien du 6ème ou, plus tendance, du 11ème arrondissement !  Leur morale, non, merci !

Car tous ceux, journalistes, vedettes du petit écran, commentateurs pontifiants et élus de toute la gauche,qui s’indignent dans un même effroi, une même pamoison devant l’indicible, sont tous à leur façon des rentiers de la République, et pour nombre d’entre eux bénéficient depuis des lustres de postes, d’avantages, de rémunérations mirobolantes, de commissions, de niches fiscales et j’en passe, à leur seul profit, grâce à la complaisance des politiques ! Leur Morale, non, merci !

  • Moral, un Président de la République qui installe sa maîtresse à l’Elysée, avec bureau et collaborateurs sans compter les agents de sécurité ? Non, merci !
  • Moral, le même Président qui se fait conduire en scooter par un membre de son service de protection pour aller conter fleurette à son autre maîtresse rue du Cirque ? Non, merci !
  • Moral, ce même Président qui livrant à deux journalistes des secrets défense, est passible de haute trahison, mais finit tranquillement son quinquennat en ourdissant ses coups fourés jusqu’au bout contre ses adversaires et ses amis ? Non, merci !
  • Moral, toujours ce même président qui a oublié de se mettre en disponibilité de la Cour des Comptes, en contravention avec la Loi de 2013 sur la transparence de la vie politique et, de ce fait, continue de bénéficier de son avancement de carrière pour augmenter sa retraite de ce grand corps de l’Etat
  • Moral, le Directeur de l’Humanité, journal totalement subventionné par l’Etat, qui se paye grassement – plus de 500.000 € nets en 9 ans paraît-il – avant de prendre la tête du parti communiste ? Non, merci !
  • Moral, l’effacement pur et simple de la dette du même journal à l’égard de l’Etat, et donc du contribuable, par une assemblée nationale de gauche, pendant que ledit journal continue à recruter des journalistes avec un statut de cadre et confortablement rémunérés ? Non, merci !
  • Moral, un jeune inspecteur des finances qui se met en disponibilité de son corps pour filer chez Rotschild gagner des ponts d’or, sans doute par son seul talent mais bien recommandé au patron de cette noble Maison par quelques « puissants », Jacques, Alain, Serge, Bernard, Patrick, ses mentors d’hier et aujourd’hui, avant, le moment étant venu de préparer son ascension politique, de regagner la confortable inspection des finances, puis l’Elysée, puis Bercy, où il utilisera budget de « frais de bouche » et collaborateurs du cabinet à préparer sa mise « En Marche », détournant ainsi des fonds publics à son seul profit si l’on en croit le livre « Dans l’enfer de Bercy » ? Non, merci !
  • Moral, qu’un des propriétaires du « Monde », ce journal donneur de leçons et grand éducateur du peuple, par ailleurs subventionné par le contribuable à hauteur de 17 millions d’euros par an, soit en même temps directeur général de la Banque Lazard et un soutien avéré de François Hollande ? Non, merci !
  • Morale, cette collusion consanguine prouvée et permanente entre le monde de la finance, les médias et le pouvoir, qui met le pays en coupe réglée à son profit sur le dos des classes moyennes en les manipulant par une désinformation honteuse à longueur de journée ? Non, merci !
  • Moral, le taux de TVA de 2,1% accordé généreusement à la presse par la gauche, quand celui de la baguette de pain est de 5,5 % ? Non, merci !
  • Moral, les journalistes qui ne sont imposés que sur 64 % de leur salaire net imposable grâce, entre autres, à une enveloppe de 10.000 € de frais de représentation sans justification à fournir et à un abattement supplémentaire de 7.650 € accordé par Monsieur Jospin cumulable avec les autres ? Non, merci !
  • Moral, ces présentateurs vedettes de la télévision publique, qui possèdent leur propre société de programmation qui revend à leur chaîne à prix d’or des programmes accablants de médiocrité et de voyeurisme, flattant les plus bas instincts d’un peuple à la dérive, tandis qu’eux font fortune sur le dos du contribuable ? Non, merci !
  • Moral, l’absentéisme dans la fonction publique à qui le gouvernement de Monsieur Hollande a fait cadeau des jours de carence institués par son prédécesseur, quand il y en a trois dans le privé ? Non, merci !
  • Moral, ces innombrables emplois fictifs de permanents syndicaux, de milliers de fonctionnaires payés par nos impôts à ne rien faire ? Non, merci !
  • Moral, les subventions de l’Etat aux grandes centrales syndicales, notamment la CGT, annexe du Parti communiste, et FO, dont les dirigeants ont récemment déclaré que si François Fillon est élu Président de la République et applique son programme d’économies, ils en appelleront à la rue pour s’opposer à l’expression du suffrage universel ? Non, merci !
  • Moral, ces « zadistes », communistes ou anarchistes radicaux ultra violents qui mettent à sac un quartier de Nantes au nom de l’écologie pour s’opposer à la construction d’un nouvel aéroport validée par le Juge, tacitement soutenus par le pouvoir qui interdit aux forces de l’ordre d’intervenir ? Non, merci !
  • Moral enfin, nos 6 millions de chômeurs acceptés par nos élites, la progression de la pauvreté, les suicides de nos agriculteurs abandonnés par l’Etat ? Non, merci !

 

Que François Fillon ait eu la faiblesse de profiter des avantages que sa fonction lui laissait, en toute légalité, c’est possible, comme tant d’autres.

Que son message sur la probité et l’intégrité des hommes politiques soit désormais inaudible, c’est probable, mais lui n’est apparemment pas coupable de détournement d’argent public, sauf à ce que le juge change le droit ; ce n’est pas le cas de beaucoup de ceux qui se pressent sur les plateaux télé au premier rang des nouveaux indignés !

Ce qu’on demande à un homme politique, c’est de respecter la Loi dont il impose le respect aux citoyens. C’est, semble-t-il, le cas du candidat élu à la primaire de la droite et du centre.

Que François Fillon ne soit pas parfait, saint et sans péché, malgré sa proximité d’avec l’abbaye de Solesmes, c’est certain et même heureux !

Mais ne nous trompons pas de combat : c’est lui et lui seul qui peut donner un coup de pied dans cette monstrueuse fourmilière de tous ces privilégiés de la République qui bloquent toute modernisation, toute réforme en profondeur de la France pour conserver leur pouvoir et leurs prébendes.

C’est lui et lui seul qui peut arrêter la dérive communautariste qui gangrène notre pays et risque de  faire un jour prochain basculer la France dans la guerre civile.

C’est lui et lui seul qui peut relancer notre économie, combattre le chômage et la pauvreté, remettre la famille au cœur de notre société, refonder l’éducation nationale, restaurer notre puissance et nous rendre notre fierté comme notre Liberté.

Puisque nos grands élus de la droite et du centre tremblent devant le scandale et la manipulation, bafouillent devant les journalistes, subissent la tempête au lieu de l’affronter, rendent déjà les armes et, pour certains, s’empressent de refaire leurs petits calculs de carrière dans un nouveau scénario, c’est à nous, les électeurs, le peuple, les citoyens qui par notre travail et notre inlassable volonté de transmettre nos valeurs à nos enfants, à commencer par notre Liberté, tenons la France à bout de bras depuis tant d’années envers et contre tout, de nous rebeller contre cette manipulation commanditée par le pouvoir en place et ses réseaux de l’ombre, d’inonder les réseaux sociaux pour que la peur change de camp, d’aller parler aux gens, dans la rue, dans nos entreprises, dans nos campagnes, chez le boulanger, le coiffeur, le médecin, sur les marchés (les vrais, pas les financiers), pour que se lève une fronde populaire contre cette oligarchie arrogante, malfaisante et nuisible. C’est notre République, c’est notre démocratie, imparfaite mais préférable à cette dictature qui s’instille depuis des années dans notre vie quotidienne à visage couvert, c’est notre élection présidentielle, c’est notre France qu’il s’agit de sauver aujourd’hui, avant qu’il ne soit trop tard !

François Fillon, maintenant, plus que jamais, oui, merci!

François-Xavier Serraz

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« La vérité à la lumière de l’aube »

La nuit médiatique que traverse François Fillon conduit certains à vouloir changer de capitaine dans la tempête. Mais attendons l’aube pour décider en pleine lumière car tout jugement hâtif peut se retourner contre notre camp.

Jusqu’où ira la chute ? Peut-il tomber plus bas semblent se demander nos media ? Et si une fois de plus ils se trompaient. Sciemment ou non… Car du côté des militants, nous commençons à voir ENFIN la fin du tunnel.

Enrichissement personnel ?

Pas si sûr. La mise au point de Jullien Aubert et celle de Vincent Goyet (1) circulent enfin sur les réseaux sociaux. Par ces deux interventions on comprend de façon simple comment fonctionnent les fameuses « enveloppes collaborateurs ». La part non distribuée de l’enveloppe revient de fait au député.  » si l’idée était d’augmenter son revenu, nul besoin de passer par sa femme : il suffisait de n’employer personne ! C’était tout aussi légal, et encore plus simple — il économisait au passage le coût des cotisations sociales prélevées sur la même enveloppe » explique le député Aubert.

Et si cette simple constatation suffisait à dégonfler totalement l’accusation ? François Filon a choisi de rémunérer son épouse alors qu’il n’y avait rien à gagner, il avait sans doute une bonne raison de le faire. La première qui vient à l’esprit : la rétribuer équitablement pour l’aide qu’elle lui apportait. (renvoi vers mon article « sans profession »)

QUESTION : lorsque le livre de Georges Malbrunot et Christian Chesnot a montré qu’une part importante de la classe politique française de gauche comme de droite, était achetée par l’argent des puissances pétrolières du moyen-orient, le microcosme s’en est à peine trouvé secoué, le PNF (parquet national financier) qui s’est jeté sur l’affaire Pénélope afin de voir s’il y avait là un véritable scandale d’Etat a oublié d’enquêter sur nos politiciens aux poches pleines d’or noir . Pourquoi ?

Emploi fictif ?

Envoyé spécial assassine Pénélope Fillon. « Je n’ai jamais été son assistante ou quoi que ce soit ». La phrase est répercutée à l’infini. Mais allons voir la source anglaise. « I’ve never been actually his assistant »… Curieusement l’adverbe « actually » disparaît de TOUTES les traductions. Or cet adverbe tout autant que sa place dans la phrase ont toute leur importance. Penélope dit en réalité : je n’ai jamais été véritablement son assistante »…. Mais dites-moi la phrase n’a plus du tout le même sens !
Elle n’a pas dit « I definitely wasn’t his assistant » ce qui serait l’équivalent de la phrase colportée par les média français mais I’ve never been actually his assistant ».

Dans les faits cette phrase confirme au contraire qu’elle avait un rôle « informel » auprès de son époux. Je n’ai pas l’honneur de connaître personnellement Pénélope Fillon. (oui car répétons le, ce serait un honneur. Aujourd’hui plus que jamais !). Mais je discutais jeudi avec une amie qui l’a fréquentée et l’a accompagnée dans des visites semi-officielles. Tout ce que cette amie m’a dit de sa légendaire discrétion, de son souhait d’agir en toute humilité, sans convoquer la presse me convainc qu’elle a secondé son époux dans l’ombre. Elle me disait le soin que Pénélope prenait, avant une visite à bien étudier son sujet, la pertinence de ses questions, la qualité de son écoute….
Nos hommes politiques en sont loin. Une anecdote me revient. Mes enfants scolarisés à Canberra se sont préparés pendant des mois à recevoir une délégation française menée par MM Hollande et Fabius. Immense déception : « il n’avait rien compris à notre projet » « il nous posait des questions qui n’avaient rien à voir »… m’ont-ils raconté déçus…. Pénélope elle au moins prépare ses visites !

what, who, when, www…

What : le plan B . Who : qui serait l’heureux élu ? When ? quand va-t-on le décider…. L’information fait les gros titres de la presse qui se régale d’annoncer la création des sites www.wauquiez2017, www.bertrand2017 et www.baroin2017. Sans qu’on sache d’ailleurs qui a déposé ces noms de domaine. Sans être complotiste il est permis de se demander, quel est l’intérêt de la presse de lancer cette rumeur. N’est-ce pas pour semer la panique dans les rangs des fillonnistes. Mais dans quel but ? Tout simplement parce que l’opération de déstabilisation de François Fillon commence à prendre l’eau. Electeurs et militants ont tout d’abord été groggy, recevant en salve, des nouvelles totalement déstabilisantes. Mais ils se réveillent, ils reprennent courage, ils préparent la contre-offensive. Ils s’informent, ils tweetent, ils commencent à comprendre l’immense machine de guerre qui s’est mise en place pour broyer leur champion. Et ils sont prêts à repartir au combat. Jeudi soir nous avons eu le plaisir d’accueillir les « nouveaux militants » de Versailles. Energie formidable. Ils étaient nombreux. Pour beaucoup ils s’engageaient en politique pour la première fois. Certains n’avaient pas voté Fillon au premier tour mais la « colère » (c’est le mot qui est revenu le plus souvent) les envahissait; colère non contre François Fillon mais contre celles et ceux qui veulent nous voler cette élection… Colère. Besoin d’agir !
Alors oui…on souhaite le mettre hors course avant que le peuple ne reprenne ses esprits ! Déjà les sondages frissonnent, Fillon ne tombe plus. Il remonte doucement la pente ! Nos media ne le voient pas ou prétendent ne pas le voir.
Il est urgent d’attendre. D’attendre que l’aube se lève sur ces affaires et nous les montrent sous un jour nouveau !

Je ne saurais terminer sans un ultime hommage à Pénélope Fillon. Sa fraîcheur, son authenticité, sa simplicité sont un atout pour François Fillon. Nous avons besoin d’une première dame comme elle. Et il me plait de penser que le choix d’une partenaire de vie en dit beaucoup sur les qualités de la personne dont elle est l’élue.

(1) Précisions de Julien Aubert
Politique Matin – Article de Vincent Goyet

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L’​ »Affaire »​ Pénélope. Ras le c..!
De Jean-Marie Valentin
Avocat, Associé Gérant chez SEKRI VALENTIN ZERROUK

Article original sur LinkedIN

(Je précise que je ne connais pas F Fillon, que je n’ai voté ni aux primaires de droites, ni à celles de gauche et que pour me mettre « en marche », je n’ai besoin que d’une paire de chaussures…)

J’apprends à l’occasion de cette « affaire » que les parlementaires français ont moins de 10.000 euros brut pour payer leurs collaborateurs.

Pas étonnant qu’ils regardent passer des trains entiers de réglementations débiles provenant à la fois de Bruxelles et de nos administrations, sous l’influence de multiples lobbys et officines sans pouvoir faire grand chose! La réalité, c’est qu’avec 10.000 euros brut, nos parlementaires n’ont pas les moyens d’avoir autour d’eux des professionnels de bons niveau pour faire leur boulot de législateur. Qui le dira?

D’ailleurs, savez-vous à quoi les assistants parlementaires passent le plus clair de leur temps? A répondre aux courriers des électeurs qui demandent des places en crèche, des passe-droits pour une mutation au soleil, des aides, des alloc, etc de ceux-là même qui aujourd’hui crient au loup avec les cons. Qui le dira?

J’apprends que François fait bosser Pénélope et avec lui une centaine de parlementaires de tous bords

Oui, je crois que la carrière politique est dure, ingrate, besogneuse. Oui je crois que le conjoint d’un responsable politique à ses côtés depuis plus de 30 ans est son principal collaborateur. Oui à chaque fois qu’il met un pied dehors il entend « vous direz à votre mari/femme… », « vous demanderez à votre mari/femme si… » « avez-vous pu demander à votre Mari/femme si… », etc. de ceux-là même qui aujourd’hui crient au loup avec les cons. Et oui, je ne trouve pas cela anormal que ce conjoint soit rémunéré en conséquence, d’autant moins que l’enveloppe étant constante ce n’est finalement qu’un arbitrage entre deux collaborateurs. Qui le dira?

D’ailleurs, savez-vous ce que l’on considère « en équité » en cas de divorce? Bien en fait, ça. Que le conjoint est le « collaborateur » du succès de son mari/femme et qu’il est en droit de prendre sa part. Qui le dira?

J’apprends que François Fillon aurait facturé environ 900K€ en trois ans au travers de sa boite de conseil.

Non, ce n’est pas choquant qu’un ancien premier ministre de la République Française facture moins de 500K€ par an en prestations de conseil. Sa « valeur de marché », est infiniment supérieure. Non ce n’est pas choquant qu’il perçoive 40K€ en qualité de senior advisor d’un grand cabinet de conseil. C’est d’ailleurs pas très cher payé. Qui le dira?

D’ailleurs, savez-vous à quel « prix » les conseillers ministériels se recasent actuellement dans le banques d’affaires, cabinets de conseil, et autres COMEX de grands groupes? A leur prix de marché! Qui le dira?

J’apprends que François Fillon aurait employé ses enfants.

La belle affaire! Non, cela ne me choque pas. Ses enfants – ce que j’en vois – me semblent plutôt bien cablés. Pourquoi s’en serait-il privé? Et si cela vous choque, arrêtez de demander à vos copains de prendre vos enfants en stage ou de leur présenter vos copains de copains pour qu’ils trouvent un boulot. Parce qu’à part être vos enfants, je ne pense pas qu’ils soient plus ou moins méritants que ceux des autres. Qui le dira?

Last but not least:

Si Fillon est empêché c’est le début du Chaos. Pourquoi? Parce que quand je vois la vitesse à laquelle les amis de François Hollande l’ont tué, et quand je vois la vitesse à laquelle les amis de Fillon se propose de le tuer, notre classe politique sera définitivement discréditée. Non pas le candidat. Il ira faire autre chose. Mais bien tous les seconds couteaux qui gravitent autour et qui retournent leur veste au gré du vent médiatique. Qui le dira?

D’ailleurs, cela nous apprend aussi que jamais Macron n’aura de majorité. Le lendemain d’une hypothétique élection sur un programme consensuel, il aura ses frondeurs de droite, de gauche et du centre. Qui le dira?

Ceux qui pleurent l’élection de Trump œuvrent au succès de celle de Marine.

Du bel ouvrage.

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