fillonmatignonQu’est-ce qu’un homme d’Etat ? Une personnalité politique que son expérience des affaires publiques et que son envergure intellectuelle et morale ainsi que la force de sa vision de la France comme de sa volonté et de son énergie désignent tout particulièrement pour briguer, puis pour exercer, la présidence de la République.

Voici, égrenés de manière éparse, quelques phrases ou bribes de phrases écrites ou prononcées par François Fillon au cours de sa vie politique. Des mots, des phrases, des notations, des idées choisis parmi beaucoup d’autres et qui en disent long sur une personnalité, sur une éthique de la chose publique, sur une vision de la France.

Des mots et des phrases d’homme d’Etat:

La France est l’héritière d’une histoire immense.

Né en 1954 dans la Sarthe, François Fillon est un homme de la province, « sensible aux continuités profondes qui dépassent l’échelle de nos vies » et à la « longue durée historique ». Plus de trente années d’exercice des responsabilités d’élu en charge de territoires dans l’Ouest (maire, président d’une communauté de communes, conseiller général, président de conseil général, conseiller régional puis président d’un conseil régional, député puis sénateur) lui ont donné une connaissance intime de la France dans toutes ses profondeurs et un immense respect pour tous ces « pays » qui sont « la mémoire de notre nation » mais qui, en même temps, sont ouverts au monde et à la modernité.

Il n’y a qu’une fidélité que je respecte en politique : la fidélité à la France.

Formé à la vie publique par Joël Le Theule, ancien ministre du général de Gaulle, et par de grands hommes d’Etat de notre époque tels que Philippe Séguin et Pierre Messmer, François Fillon a construit sa pensée politique dans le sillage du gaullisme et d’une certaine idée de la France.

Cette approche exigeante de la fidélité a fait de lui un homme constamment libre, toujours capable de se tenir à distance de la pensée dominante et du politiquement correct. Au cœur des années quatre-vingt, il a ainsi été l’une des premières personnalités politiques françaises à s’exprimer ouvertement en faveur d’une évolution de notre outil de défense vers une professionnalisation des armées, ceci au sein d’une famille politique où une telle position était alors totalement minoritaire.

Ainsi est François Fillon : totalement libre de toute allégeance et de toute coterie, toujours indépendant des modes et des routines intellectuelles, toujours lucide sur les réalités telles qu’elles sont et jamais empêché d’exprimer sans détour la vérité telle qu’il la voit.

Nous vivons dans un monde ouvert où la concurrence est de plus en plus rude. Aucune ligne Maginot n’arrêtera la mondialisation.

Parler sans détours, décrire tel qu’il est l’environnement de la France, ne rien cacher de la réalité, ainsi se décline l’éthique politique de François Fillon. « Le monde nouveau nous bouscule », ajoute-t-il en indiquant le chemin à suivre : « nous devons nous mobiliser avec notre travail et notre intelligence ».

Je suis à la tête d’un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier.

Prononcée le 21 septembre 2007, soit quelques mois après son accession au poste de Premier ministre, cette phrase avait alors fait scandale et a fortement marqué les esprits. Elle illustre encore aujourd’hui une réalité cruelle : la France vit au-dessus de ses moyens parce qu’elle finance ses dépenses publiques avec des impôts étouffants et avec des emprunts toujours plus élevés.

S’exprimant ainsi sans tourner autour du pot, François Fillon n’agissait pas seulement comme un lanceur d’alerte, il montrait aussi ce que doit être un homme d’Etat, c’est à dire quelqu’un qui affronte la réalité et qui n’hésite pas, quelque puisse en être le prix, à la faire partager à ses concitoyens.

S’interdire la démagogie et les discours populistes qui fracturent la société.

Pour lui, il est clair que « la surenchère rhétorique a discrédité le discours politique » et qu’elle suscite trop de « lendemains qui chantent » illusoires. De même, pour lui « l’homme d’Etat doit veiller à ne pas provoquer la scission du corps social ».

Pour autant, il fait de l’écoute attentive des Français, de leurs attentes comme de leurs colères, une vertu cardinale que devraient observer à tout moment les hommes politiques. C’est pour cela qu’il arpente la France de fond en comble depuis plusieurs années et qu’il va à la rencontre des Français de toutes conditions et de tous milieux sociaux et professionnels.

L’homme d’Etat est celui qui sait affronter les circonstances les plus imprévisibles et les forces les plus écrasantes en usant de toutes les ressources de l’expérience.

François Fillon a exercé des responsabilités nationales de premier plan : ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (1993-1995), ministre des Technologies de l’information et de la Poste (1995), ministre délégué aux Télécommunications et à l’Espace (1995-1997), ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité (2002-2004), ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (2004-2005), Premier ministre (2007-2012).

Avec une trajectoire aussi dense, aussi diverse et consacrée aux enjeux les plus éminents du pays, il est l’une des personnalités politiques françaises qui possèdent une expérience unique dans l’art de gouverner et il a connu et affronté les situations les plus difficiles et les plus complexes, telle la crise financière de 2008-2009, telles les crises internationales qui ont secoué le précédent quinquennat.

Parce qu’elle permet de forger une personnalité, parce qu’elle permet de construire une vision, parce qu’elle permet d’acquérir une forme précieuse de sagesse, une longue expérience des affaires publiques et des conseils de gouvernement représente un atout inestimable. A contrario, on voit combien l’absence de réflexion sérieuse, l’impréparation et l’amateurisme peuvent conduire à l’immense gâchis de l’actuel mandat présidentiel.

Nous avons tous les atouts pour être en moins de dix ans la première puissance européenne.

Extrêmement lucide sur la situation et sur les fragilités du pays, François Fillon n’en tient pas moins un discours résolument optimiste et tonique sur ses chances de redressement.

La France possède tous les atouts qui lui permettent de nourrir l’ambition d’occuper le premier rang en Europe : le nombre et la jeunesse de  sa population, la productivité de ses travailleurs, la qualité, malgré les lacunes, de son système d’éducation , de formation et de recherche, qualité de ses infrastructures, celle de son système de solidarité et de santé, les performances de ses entreprises d’envergure mondiale sans oublier tout ce qui fait de la France un grand pays, c’est-à-dire l’agriculture, l’énergie, nos forces armées, notre culture et la beauté de la France.

Nous avons des forces immenses, mais nous avons besoin de retrouver collectivement cette foi dans le progrès qui, des siècles durant, nous a projetés vers l’avenir. Regarder vers le haut en rassemblant nos forces, nous en avons le droit et le devoir ! C’est ce que nous devons à nos ancêtres qui ont travaillé dur pour faire de la France un grand pays.


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