Les Femmes avec Fillon sont bien présentes dans les Yvelines avec quinze comités actifs !

Vous voulez nous rejoindre ? Ecrivez nous à fillonyvelines@gmail.com. Nous reviendrons très vite vers vous.

Vous pouvez aussi découvrir les points clefs du programme de François Fillon pour les femmes et télécharger le tract sur la page Femmes avec Fillon du site de campagne www.fillon2017.fr

Le mouvement a été créé par Muriel Reus au niveau national et est piloté par Janick Gehin pour les Yvelines. Nos comités existent dans les villes suivantes :

Ville Référent
CHAMBOURCY Carine Paix
CHATOU Sandrine Guebin
LE CHESNAY Odile Rauby
LE VESINET Marie-Aude Gattaz
MAISONS-LAFFITTE Marie-Christine Bayen
MARLY Stéphanie Thieyre
MONTESSON Nicole Bristol
MONTFORT l’Amaury Nicole Grislain
POISSY Sylvaine Lefebvre
SAINT-GERMAIN Marta de Cidrac
SARTROUVILLE Maha KOFFI
TRIEL Valérie Bettinger
VERSAILLES Cendrine Barruyer et Sylvie Piganeau

Vous pouvez suivre notre actualité sur notre page Facebook Femmes avec Fillon

Message de François Fillon publié la veille de la Journée des FemmesRéunion des Femmes avec Fillon au siège de campagne – 8 mars 2017A l’occasion de la Journée de la Femme le 8 mars, Muriel Reus a réuni 700 femmes autour de François Fillon au QG de campagne. Ce RV a été l’occasion de mener plusieurs tables rondes passionnantes.Cendrine Barruyer était présente et nous en livre un compte-rendu détaillé. La vidéo intégrale est disponible en fin d’article. »Mais elles vont le déshabiller ! » Cette interjection prononcée par ma voisine tandis qu’elle observait la foule féminine qui ovationnait François Fillon en dit long sur l’ambiance d’ hier soir . N’ayez crainte mesdames, quand il est monté sur l’estrade sa raie était toujours impeccable… Nous étions a priori plus de 700 dans la salle, malgré la concurrence que Xavier Bertrand faisait à Plaisir.Tout d’abord François Fillon nous a remerciées d’être là pour débattre de son programme et l’enrichir, puisque c’est la vocation des groupes de la société civile qui soutiennent sa candidature. Il nous a ensuite présenté un tour d’horizon de la place qu’occupent les femmes (ou qu’elles devraient occuper dans la société). Rapidement (puisque le texte n’est encore publié ni sur la page FB de femmes avec Fillon ni sur fillon2017) voici les idées qu’il a développées- la cause des femmes a considérablement progressé au cours des 50 dernières années. Mais nous avons toutes les raisons d’être vigilants et même inquiets. En effet au plan international on observe un recul tragique de leurs droits et un accroissement des discriminations. En France, le même phénomène s’observe avec des quartiers, notamment dans le Nord du pays, où les jeunes filles ne vont même plus à l’école, pour des raisons idéologiques masquées des arguments faussement religieux. Or on connaît le lien entre l’émancipation des femmes et le progrès économique et social. Toute régression de l’un va de pair avec une régression de l’autre.François Fillon nous a appelées à ouvrir les yeux, à ne pas « se voiler la face », à appeler les choses par leur nom.- après avoir rappelé diverses législations que son gouvernement ou les gouvernements auxquels il a participé avaient mises en place (2004 et le voile à l’école, 2010 et le voile intégral) il a rappelé l’importance de trouver les moyens de redonner leur liberté aux jeunes filles des cités. « Je n’ai rien contre la foi. Cette pression n’a rien à voir avec la foi, elle est machiste, misogyne… » a-t-il dit en substance.- ses propositions : supprimer les allocations à toutes les associations qui ne respectent pas le principe de mixité. Interdire les prêches qui portent atteinte à ces principes et les sanctionner pénalement. Autoriser la fermeture des lieux de culte qui incitent à la haine et à la violence. Aider les associations de mères qui luttent contre la radicalisation de leurs enfants et mènent un combat courageux pour l’égalité H/F. Il a également fait un appel vibrant à nos compatriotes musulmans pour qu’ils nous aident à faire le ménage. « Ce sont eux qui sont les mieux placés pour faire face aux dérives de ceux qui instrumentalisent la religion ».- sur les violences conjugales. Après avoir rappelé la loi contre ces violences, votée sous son gouvernement, François Fillon a déploré que seule une femme sur 10 porte plainte alors qu’une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon. Il a ensuite fait une liste de propositions pour protéger ces femmes : développer les hébergements, initier un recensement des places disponibles pour ces femmes et leurs enfants, proposition de réserver 2 % des logements sociaux pour accueillir les femmes en grand danger…- sur la famille que l’actuel gouvernement a considéré comme une variable d’ajustement budgétaire et un champ d’expérimentation sur le plan social, il rappelle l’importance de protéger les droits de l’enfant vs le droit à l’enfant et redit son opposition franche à la GPA sujet pour lequel il espère que la France se fera entendre dans les instances internationales. Il revient sur l’importance de la famille qu’il compte soutenir en relevant le quotient familial et rétablissant l’universalité des allocations familiales.- concernant les mères isolées en situation de précarité, François Fillon insiste sur le fait qu’une famille sur 5 est monoparentale. dans 85 % des cas ce parent seul est une femme. souvent soumise à un emploi précaire (CDD, temps partiel, intérim, emploi aidé….). « les 3/4 des travailleurs pauvres sont des femmes ». Pour ces mamans en grande difficulté il souhaite favoriser des accueils prioritaires en crèche, développer tous les modes d’accueils de la petite enfance, et notamment renforcer la plateforme intergénérationnelle qui permettrait à des séniors de se rendre directement utiles auprès des mamans (garde d’enfant aide aux devoirs…)Enfin sur les inégalités salariales entre H et F, qui représenteraient une différence de 15 points, la France est mal classée en Europe (9ème sur 28). François Fillon a redit sa conviction que la solution de la plupart de nos maux passe par le plein emploi. « C’est parce que le chômage est élevé que les entreprises peuvent se permettre une discrimination entre les hommes et les femmes. »Pour finir il a souligné qu’en 2017 il avait proposé un gouvernement strictement paritaire et que ce sera à nouveau le cas en 2017Avant de nous quitter il est revenu sur un sujet qui m’est cher : l’accès à la mixité des métiers scientifiques et techniques, les préjugés et les freins psychologiques qu’il faut abattre pour que les femmes investissent également ces champs.A la fin de l’allocution de François Fillon, Muriel Reus nous a présenté « Femmes avec Fillon » et une série de tables rondes qui peuvent servir de modèle à nos propre échanges. Chaque table ronde débutait par un témoignage filmé ou présenté en direct, et était ensuite questionné et commenté par Muriel Réus et ses invités. Puis des propositions étaient faites pour améliorer la situation.Ainsi fonctionnent les petits groupes que nous formons au niveau local :- partir d’une problématique personnelle ou bien connue par un membre du groupe- pointer les difficultés- chercher des solutions.Table ronde 1 : l’avenir des filles dans les zones de non-droit. Anne Bernoud, enseignante en ZEP à Rillieux-la-Pape, a parlé de l’avenir des petites filles de ces quartiers. L’école est leur seul lieu de liberté, le seul endroit où elles peuvent se rêver un avenir meilleur, « un îlot, une oasis ». Certaines sont des élèves brillantes mais rares sont celles qui pourront aller jusqu’aux bancs de la fac. Anne Bernoud témoigne de son désarroi lorsqu’elle voit une élève assidue et bien intégrée, renvoyée au bled pour y apprendre « les bonnes manières ». Le nouveau maire de Rillieux tente de son mieux de changer les choses. La municipalité a notamment soutenu une « marche des femmes » : dans des rues où les femmes ne sont plus tolérées, elles sont venues en nombre, s’asseoir à la terrasse d’un café pour venir prendre une consommation.Malika Sorel, essayiste française d’origine algérienne, ingénieur de l’école polytechnique d’Alger, a rappelé que tout ce que Anne Bernoud venait de décrire avait déjà été dénoncé par Georges Bensoussan dans les « Territoires perdus de la république ». « Tout a déjà été dit, tout a déjà été écrit; Ce qui nous manque, c’est le courage. Le courage de l’action et le courage de la vérité ».Elle souligne que nous ne devrions pas parler de zones de non-droit mais de zones où d’autres droits s’appliquent.De même ce n’est pas l’Etat qui a abandonnée ces territoires, au contraire il y a investi des milliards; Mais l’Etat a été chassé de ces territoires.Ce qui plait à MS dans le programme de FF : « la liberté est la colonne vertébrale des mesures qu’il préconise ». Il faut qu’à nouveau en France la liberté individuelle puisse s’exercer partout.Elle remet en cause l’approche socialisante de beaucoup de candidats. »Tout cela n’a rien à voir avec la question sociale. C’est une question de principes et de valeurs. J’ai vécu en Algérie deux périodes. L’une où beaucoup de familles étaient très pauvres mais libres. Et une autre où la relance économique était là mais l’intégrisme religieux venu d’Egypte et de Syrie commençait à gangrener la société. Et la liberté a peu à peu disparu. » »Le principal frein à l’émancipation vient des familles. Car lorsqu’on est dans des groupes où la liberté individuelle n’existe pas, la famille vit sous la pression du groupe. Tant que l’Etat n’exerce pas son autorité pleine et entière dans ces zones l’émancipation des femmes ne pourra pas se faire. »Le retour de l’ordre sera protecteur pour les femmes. « Il faut que la police puisse rentrer dans les quartiers car elle est là pour protéger la population. Il faut aider toutes les associations qui travaillent à l’égalité HF. Et toutes les autres il faut leur couper leurs subventions ». (applaudissements). Il faut exiger la fin de tous les prêches religieux qui mettent la femme sous la domination de l’homme. Malika Sorel rappelle à juste titre qu’en Europe, même dans des périodes plus reculées, où le statut de la femme n’était pas forcément enviable, la mixité a toujours existé. Même dans les campagnes. La séparation ses sexes est étrangère à notre culture qui a toujours vu l’homme et la femme comme complémentaires.Autre exigence : que les prêches soient en français. Non seulement pour pouvoir être contrôlés mais aussi parce qu’une langue véhicule des valeurs et la langue française véhicule celle des Lumières.Pour terminer MS nous parle de la crèche Baby-loup qu’elle connaît bien pour avoir suivi le dossier. « La crèche Baby Loup a été abandonnée. Elle offrait un mode d’accueil 24 h /24. Les mamans, des femmes de toutes origines pouvaient travailler dans tous les métiers, de jour, de nuit, en horaires décalés…Il faut encourager ces modes de garde pour aider à ‘l’émancipation des femmes.Seconde table ronde. Elle débute par le témoignage poignant de Florence. Femme battue elle raconte son calvaire, l’ascendant psychologique exercé par son mari, sa peur, sa fuite, sa culpabilité, la tentative de son mari de venir l’égorger sur son lieu de travail… Le témoignage est commenté par Isabelle Steyer avocate de Florence, Guy Geoffroy député de Seine et Marne, membre de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre hommes t femmes à l’AN. et Isabelle Le Callennec, député d’Ille et Vilaine.Dans sa vie une femme sur dix est, sera ou a été victime de violence. En 2010 FF a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes, sa grande cause nationale.Les intervenants soulignent que la législation a évolué dans le bon sens. ( aujourd’hui ces violences conjugales sont un « délit », les notion de vol conjugal et de viol conjugal existent désormais en droit depuis 2006 et le fait que cela se passe dans l’intimité du couple est une circonstance aggravante, le délit de violence psychologique) mais regrettent que le terme de « violences conjugales » n’ait pas de définition ni dans le code civil ni dans le code pénal. Quand une femme porte plainte « les policiers pensent que c’est une simple situation de conflit conjugal or ce n’est pas du tout ça » explique Isabelle Steyer.Autres nécessités :- former tous les intervenants pour qu’ils sachent de quoi il retourne. « Quand une femme se présente dans un commissariat il faut l’entendre ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : une femme assassinée sur 2 avait déjà déposé plainte !- assister ces femmes. Les criminels ont droit automatiquement à un avocat, une notification des droits et un médecin; pour le moment ces femmes victimes n’ont droit à un avocat que lors de la confrontation.- exiger une ordonnance de protection, l’expulsion du conjoint et obtenir que l’hébergement soit inconnu de l’agresseur. Actuellement, dans une procédure civile, par exemple un divorce, on est obligé de donner son adresse !- la fin de recours à la médiation pénale qui assimile la victime à son agresseur (elle est coresponsable)La législation espagnole est citée en exemple.Loi 2010 n’aurait jamais pu être votée dans ces termes sans le soutien absolu de François Fillon. Si François Fillon n’avait pas dès l’automne 2009 pris l’engagement que cette loi serait votée par parlement avant la fin du premier semestre 2010. Elle a été votée 29 juin 2010 ! » rappelle Guy Geoffroy. Cette loi de 2010 n’aurait pas été possible sans François Fillon. Qui est le mieux placé pour la mettre en œuvre si ce n’est lui »Isabelle Le Callennec de son côté revient sur l’application dans son territoire de ce principe de « tolérance zéro » aux violences faites aux femmes avec des mesures de sensibilisations dans les écoles auprès des travailleurs sociaux… Elle souligne notamment le rôle des intervenants sociaux en gendarmerie et dans la police. Mis en place par François Fillon, ils sont encore trop peu nombreux (250) et pourtant leur rôle est capital.Elle conclut par « François Fillon promet peu mais il fait beaucoup . Quand il annonce une mesure il s’est posé au préalable la question de savoir comment l’appliquer sur les territoires. »La troisième Table ronde tourne autour de la protection de l’enfance.
Après un court reportage sur les enfants et la pornographie qui montre qu’ aujourd’hui avec Internet nos enfants et ados sont soumis à une foultitude d’images choquantes, blessantes, dégradantes, Laurent Boyer, capitane de Police auteur de « Tous les frères font comme ça » (éd France Loisirs) raconte son témoignage, celui d’un enfant de 6 ans, régulièrement violé par un grand frère de 10 ans plus âgé que lui qu’il considérait alors comme son héros. Il raconte, la honte, le silence, les regards désespérés à sa mère où il essayait de tenter en vain de lui avouer sa souffrance… puis sa rédemption, l’audace de raconter tout cela à son épouse, puis à sa famille. « J’étais prêt à tout, aux insultes, à l’indignation, au rejet, à la surprise. A tout sauf à la phrase terrifiante de ma mère : « je te crois parce que je m’en suis toujours douté ». Ainsi sa mère, la femme qui aurait dû le protéger s’était-elle toujours tue.14 % des adultes ont été victimes de violences pendant leur enfance, et 3 % d’inceste.Martine Brousse de « La voix de l’enfant » et Isabelle Debré, sénatrice des Hauts de Seine et bénévole au sein de l’association l’enfant bleu relèvent que nous avons sans doute la meilleure législation au monde en matière de protection des droits de l’enfant mais que le problème tient dans son application. Et de rappeler le martyr de la petite Inaya. La famille était suivie par de nombreux intervenants sociaux qui observaient même des « progrès »…. Mais pendant un an, personne ne s’est interrogé de l’absence d’Inaya. Elle était morte, enterrée au fond du jardin.La voix de l’enfant propose également de « taper au portefeuille » tous les opérateurs qui gagnent des millions en diffusant de la pornographie et leur faire financer des programmes de prévention des violences faites aux enfants.Isabelle Debré souligne que 132 sénateurs ont cosigné sa proposition de loi visant à responsabiliser le cercle familial.Parmi les propositions de FF : la non assistance à mineur en danger devient une circonstance aggravante (cas de Fiona et Bastien où la mère était présente et n’a rien dit). La vérification systématique du casier judiciaire des personnes amenées à travailler au contact des enfants. Former les CIO et les enseignants au repérage des maltraitances. Lancer une mission ayant pour objet de bloquer l’accès des mineurs aux sites diffusant des vidéos pornographiques (en concertation avec les associations, les opérateurs téléphoniques, les hébergeurs… et tout en veillant au respect de la vie privée). « C’est difficile mais il va bien falloir y arriver conclut la sénatrice.La quatrième table ronde est consacrée aux familles monoparentales. Elle débute par le témoignage d’Ingrid, pétillante jeune maman d’un petit garçon de 2 ans qu’elle élève seule, sans aucune aide du papa. Levée dès potron minet, elle fait une heure trente à 2 heures de transport pour amener son fils à sa grand-mère car la crèche n’a pas pu le prendre et que le petit salaire d’Ingrid ne lui permet pas de rémunérer une nourrice…. Au total 4 heures de trajet par jour, beaucoup de fatigue pour la mère et pour l’enfant qui n’altèrent pas le sourire d’Ingrid.Près de 20 % des familles françaises soit 1,7 millions de familles sont monoparentales. Dans 85 % des cas, il s’agit de mamans seules. Ingrid suggère que se créent des associations de grands-mères bénévoles pour aider les mamans comme elle. Sa propre mère serait prête à accueillir d’autres enfants que son petit fils pour aider ces mères isolées.Catherine Hoss-Mesli, psychologue et auteur du « guide de la maman solo » souligne toutes les difficultés qui peuvent conduire « au burn out maternel ». Annie Genevard, députée du Doubs et Maire de Morteau souligne le cumul des inégalités pour ces femmes qui ont souvent un niveau de vie inférieur et un accès plus difficile à l’emploi.Les solutions préconisées par François Fillon : la question centrale c’est la garde de l’enfant. Ce problème a été aggravé par la récente réforme des rythmes scolaires. « Une femme qui élève deux enfants ayant tous deux des problèmes de santé est venue me voir récemment raconte Annie Genevard, elle m’a dit : Madame le Maire, cette loi c’est une loi contre les femmes. Ce n’est même pas une loi pour les enfants car ils sont plus fatigués qu’avant ». Et de fait qui peut se permettre de récupérer ses enfants à 16 h 00 ou de payer une baby sitter ? Sans doute pas les familles et les femmes les plus fragilisées.Il faut donc- un accès prioritaire aux crèches et aux logements sociaux pour ces femmes- une plus grande flexibilité horaire et une simplification des modalités d’ouverture de crèche. (haro sur les règlementations inutiles !)- développer la plateforme d’échanges intergénérationnels. « Ces échanges étaient naturels il y a 2 ou 3 générations…. » Cette plateforme vise à mettre en relation des femmes qui ont besoin de service pour leurs enfants et des femmes qui ont envie d’apporter leur contribution (aide ménagère, tutorat, soutien, baby-sitting….) le tout sous la supervision de l’Etat- favoriser le télétravail choisi.Pour clore la soirée une quatrième table ronde porte sur les inégalités de salaires et les inégalités d’accès à certains métiers. Elle rassemble Leila Ouadah, présidente fondatrice de l’association DAMES, qui organise des réunions d’information pour encourager l’insertion des femmes dans le BTP, Marie-Jo Zimmerman député de Moselle et Antoine de Gabrielli, fondateur du réseau Happy Men, un réseau d’hommes qui agissent pour l’égalité des chances,  » La majorité des hommes sont indifférents à cette problématique souligne Antoine de Gabrielli. Ils pensent que c’est un sujet de femmes à régler par les femmes. On leur dit qu’en termes de management l’égalité homme-femme permet de valoriser tous les talents et que ne pas profiter des talents des femmes est un véritable gâchis. » De son côté l’association DAMES vise à casser les tabous du BTP en rapprochant des femmes souvent peu qualifiées et éloignées de l’emploi avec un secteur porteur et très demandeur en main d’œuvre. « J’avais envie de transmettre mes compétences, d’apporter mon soutien et mon expérience à ces femmes explique Leila qui pendant plus de 20 ans a travaillé dans les métiers du second œuvre. « Le secteur du BTP permet beaucoup de possibilités d’évolution professionnelle et il octroie aussi une certaine liberté. » Seule avec des enfants, Leila a pu pendant toutes ces années combiner sa vie de famille et son activité professionnelle. Elle souhaite convaincre d’autres femmes que c’est possible. A ceux qui lui disent que les métiers du BTP sont durs, physiques, et inadaptés aux femmes, elle rétorque qu’une aide soignante qui soulève un malade de 80 kg personne ne s’inquiète de savoir si elle fait un métier « dur ».Marie-Jo Zimmerman souligne de son côté les bienfaits du « rapport de situation comparé » qui a notamment permis à des femmes dans la fonction publique d’accéder à des postes qu’elles n’auraient jamais eus. Elle rappelle également que depuis 2010 et la législation initiée par le gouvernement Fillon, on est passé de 12 à 40 % de femmes dans les Conseils d’administration.