Les Yvelines avec Objectif France

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Fallait-il « donner sa chance » à Macron ?

Combien de fois avons-nous entendu cette phrase de Français séduits par l’auto-proclamé Jupiter : « laissons lui sa chance » ? Non seulement une majorité de Français a donné sa chance à Emmanuel Macron, mais elle lui a aussi donné les pleins pouvoirs. Après avoir exercé de grandes responsabilités au sein du quinquennat de François Hollande, le voilà désormais aux manettes du pays. Plus aucune excuse ne lui sera donnée après de si grandes responsabilités, de si grandes promesses et de si grands pouvoirs.

Or malgré les grands élans de communication pour le culte d’une image de renouveau tout en séduction, ces premières semaines révèlent déjà pourquoi il ne fallait pas lui donner sa chance.

1. On découvre le spectacle d’un président Jupiter et de sa cour

On savait Mimi Marchand aux commandes de sa communication électorale. On savait les trucages de ses meetings pour déclencher l’enthousiasme simulé. On savait ses clips truffés de figurants Américains. On pouvait espérer un retour à plus de dignité sous les ors de l’Elysée.

Et bien non. On découvre que le portrait officiel de Macron est une réplique de la série américaine The West Wing. The Huffington Post en dénonce parfaitement la supercherie : Le portrait d’Emmanuel Macron inspiré des États-Unis?

On découvre aussi Bruno Le Maire qui nous ridiculise à l’étranger dans un anglais très moyen en s’affirmant être Hermès. Quel orgueil et quelle méconnaissance ! 1. comment oser se présenter comme un dieu dans une prise de parole à l’étranger ? 2. le nom romain du dieu Hermès est Mercure (puisque Macron s’affirme Jupiter) et 3. Mercure est un dieu double : c’est certes un dieu de la communication, mais c’est aussi le dieu des menteurs et des voleurs. Bravo Bruno …

On a découvert que la vague de dégagisme a porté à l’Assemblée Nationale plusieurs députés médiocres qui ont pu masquer leur incompétence par l’éclat du blason macronien. On découvre cette semaine l’élégance verbale de l’un d’eux, Mickael Nogal, lobbyiste de profession, qui a réussi à battre une Députée LR, pharmacienne anti-lobbye. Voici son message :

2. Le macronisme ne moralise pas la politique

Macron promettait une ère nouvelle, celle de la moralisation de la vie politique. Il vient d’accumuler en quelques semaines de multiples preuves de scandales ou très graves soupçons.

  • Les soupçons d’emplois fictifs du MODEM de François Bayrou et Marielle de Sarnez étaient connus depuis des années. Emmanuel Macron le savait. Il les a embarqué dans sa campagne pour obtenir les 4 points qui lui manquaient. Il s’en débarrasse comme d’une vieille chaussette. Le scandale reste là.

  • Richard Ferrand, politicien socialiste, mis devant les feux de la rampe grâce au soutien apporté à Emmanuel Macron, voit ses ailes brûler. Empêtré dans des soupçons de « mutualisme familial », il perd son poste de ministre mais bénéficie de manière surprenante d’un poste emblématique à la tête du groupe LREM à l’Assemblée.

  • Muriel Pénicaud, la nouvelle ministre du travail, qui doit porter la difficile réforme du marché du travail, se voit elle aussi impliquée dans l’affaire de la soirée de Las Vegas comme le révèle Libé et le JDD : le mail qui implique Muriel Pénicaud

  • Il n’y a pas que les têtes d’affiches macronistes rompues aux arcanes de la politique politicienne (souvent socialistes) pour briller dans les affaires. Les novices sont aussi de la partie. Anticor révèle que deux députées ont fait campagne en profitant d’indemnités maladie financées par notre solidarité nationale: Emilie Guerel et Martine Wonner

  • Bien sûr, oubliée aussi la transparence sur le patrimoine réel d’Emmanuel Macron. Ancien banquier d’affaires, il avait déclaré un patrimoine net inférieur à celui de Nathalie Arthaud, candidate trotskiste et professeur d’économie en lycée. Ses explications n’ont convaincu personne. L’Institut de la Recherche Economique et Fiscale qui avait saisi la Haute Autorité attendra.

En découvrant toutes ces nouvelles, vous vous faites probablement la même réflexion que nous : Emmanuel Macron va considérablement renforcer sa loi sur la moralisation de la politique. Et bien pas du tout, bien au contraire : il rétropédale ! C’est une des grandes nouvelles de la semaine, bien résumée par Nadia Daam.

3. Macron improvise dangereusement face au mur de la dette

Pendant sa campagne, Emmanuel Macron pensait printemps et se gardait bien de parler de dette. Il connaissait comme tout le monde la situation explosive de nos 2200 milliards de dette, la charge de ses intérêts et le budget primaire déficitaire. Il était même particulièrement bien placé, à l’Elysée ou à Bercy, pour savoir le défi qui l’attendait.

François Fillon avait lui eu le courage de la vérité en affirmant que la dette était insoutenable et que la dernière année du quinquennat allait considérablement aggraver la situation. Bien mal lui en a pris. Mais soyons heureux d’avoir eu sa parole pour nous alerter sur l’état dramatique de la situation.

Alors, quand Edouard Philippe feint la surprise de découvrir l’état de la situation, on croit s’étouffer. L’énarchie au pouvoir, dont une bonne partie était déjà dans les arcanes du pouvoir depuis 2012, connaît elle aussi parfaitement la situation. Edouard Philippe avait lui même fait un passage furtif dans l’équipe de campagne de Fillon : il ne pouvait ignorer cet élément essentiel du programme de la droite !

Quand il promet de ramener le déficit sous les 3% dès 2017 sans augmenter les impôts, on est en droit d’attendre un peu plus d’explications. Il annonce pour l’instant le gel des salaires des fonctionnaires – mesure douloureuse de rabotage, en aucun cas une réforme. On attend avec anxiété la suite des coups de théâtre et dérobades.

Le 20 juin, la Commission d’Orientation des Retraites appelle à poursuivre la réforme des retraites initiée par Fillon. Avez-vous entendu Macron ou Philippe en parler ? Les réformes risquent d’attendre et la dette exploser.

4. Macron fait preuve de complaisance coupable avec l’islamisme radical

On se souvient des compliments de Macron à l’égard de Mohamed Saou, « qui a fait un ou deux trucs radicaux mais est un mec bien ». On a appris la nomination de Marlène Schiappa, ministre pro-femen, anti-cléricale et laxiste sur les questions relatives à l’islamisme (lire : les déclarations alarmantes de Marlène Schiappa via Valeurs Actuelles). On découvre ses premiers pas et cet étonnant message cette semaine:

En réalité, Macron ne propose aucune mesure contre l’islam radical, qui pourtant se développe comme un cancer depuis trop d’années dans notre pays. Il n’interdit pas le salafisme et les frères musulmans. On sait pourtant que ces mouvements sont le terreau des terroristes et la cause indirecte de trop de morts. On comprend pourquoi l’UOIF le soutenait avec autant de ferveur.

5. Les macronistes sont des déconstructifs

Macron est un libertaire soutenu par des figures emblématiques comme Pierre Bergé ou Daniel Cohn-Bendit. La mise en oeuvre de la PMA et de la GPA pour tous fait partie de son programme. Seule la GPA réalisée en France resterait interdite, la proposition de Macron étant d’exiger l’utilisation de mères porteuses étrangères. Ces mesures ne vont en rien redresser le pays, mais tout comme Hollande, Macron s’apprête à porter ces mesures de déconstruction dès le début de son quinquennat, à la demande expresse du lobbye LGBT.

Guillaume Roquette dénonce ce faux progrès dans le Figaro du 1er juillet 2017.

Profitons en pour rappeler la réalité de la PMA dans des articles parus récemment :


Malgré ces 5 raisons majeures de ne pas faire confiance à Macron, certains députés LR s’apprêtent à voter la confiance au gouvernement, comme Thierry Solère. Ces députés appartiennent donc de fait à la majorité présidentielle.


Il est urgent pour la droite de refonder un socle de valeurs et de projet face aux dérives dangereuses du président, de son gouvernement et de sa majorité. Ce socle de valeurs doit être conservateur, libéral, patriote et humaniste. Il permettra de clarifier les positions des uns et des autres face à une ambiguïté intenable et de concevoir un véritable projet de rassemblement et redressement national.

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Une personnalité qui monte à droite : Rafik Smati

  1. Outre l’intérêt des commentaires, cet état d’esprit est utile à la réflexion du Projet d’Organisation de la Société Civile face au Monde Politique.

  2. Anonyme

    Que faire?
    A part le cheval de Troie ….

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